Magicien et tours de magie au 18em siècle
 
Magicien Pinetti
C'est alors, qu'en 1783 nous apparut Pinetti.

En revoyant et en analysant l'histoire de «Jean-Joseph Pinetti », professeur et démonstrateur de physique, chevalier de l’ordre de Saint-Philippe, ingénieur  géographe et conseiller des finances de S. A. S. le prince de Lirribourg Holstein,  comme il s'intitule modestement dans son livre, en ajoutant qu'il est né à Orbitele, en 1750, on ne peut s'empêcher de remarquer qu'il s'était beaucoup inspiré de ce fameux paysan de Nord-Hollande, dont il a été précédemment question, et qui  très probablement, avait lui-même puisé dans le répertoire de quelque précédent maître Gonin.

Connaîtra-t-on jamais les véritables auteurs de certains tours qui non seulement sont encore présentés aujourd'hui, mais resteront probablement toujours au répertoire de magicien et qui paraissent être les types fondamentaux d'une série de laquelle, à l'aide de changements, d'additions, de complications et de perfectionnements, on a tiré à peu près tout ce qui se fait actuellement.
Le sac aux œufs, par exemple, ne peut-il pas être considéré comme le prototype des tours à apparitions d'objets de magicien provenant d'une source invisible? Que de variations n'a-t-on pas joué sur ce thème, depuis le carton fantastique de Robert-Houdin jusqu'au chapeau plus ou moins inépuisable? Et dont un magicien Paris suit le même trajet de nos jours. La houlette n'apparaît-elle pas comme une indication première de tous les trucs à tirage? Saurons-nous jamais quelle est la véritable origine de ces tours initiaux et d'ailleurs aussi ingénieux qu'excellents? Les gobelets qui semblent synthétiser les tours dont les transpositions et déplacements invisibles. Leur origine est tellement éloignée de nous, que toute recherche à cet égard serait absolument veine.

Je paraîtrai peut-être en prendre ici un peu à mon aise avec le magicien Pinetli, mais après avoir étudié ce qui nous reste de lui après avoir lu son livre dont j'aurais l'occasion de dire plus loin quelques mots, je me vois obligé de reconnaître qu'au seul point de vue de l'invention, son bagage magique est plutôt léger tout comme un certain magicien en Auvergne. Il en résulte que mon admiration pour lui, sans avoir toutefois subi une atteinte mortelle, n'a cependant pas la même intensité que celle que je puis avoir pour un Robert-Houdin ou un Buatier-de-Kolta.
Il est entendu que je ne parle ici que de la partie purement magique. De ce que mérite de faire un magicien à Clermont-Ferrand voir site en spectacle et d'ailleurs. Je n'ai point qualité pour parler de ses talents d'ingénieur géographe dans le centre de la France, attendu que je ne connais rien de ses travaux dans cette branche. Je n'en parlerais pas davantage si je les connaissais, en raison de mon insuffisance. à cet égard. Sa compétence en matière de conseils financiers m'échappe également.